Mercredi 19 mars 2008
Les différentes captures d'écrans sont issues de Google Earth, la requête est simple afficher les "Lieux d'intérêts".

On constate la présence d'un effet frontière entre les deux anciennes Europes, une Europe occidentale (correspondant à l'ancien bloc capitaliste) où l'on trouve une multitude de point d'intérêts (hôtels, banques, lieux de cultes,...). De l'autre côté on constate qu'il n'y a aucun géotags...

Effet-frontiere.jpg


Autre exemple la méditérrannée des géotags où l'on constate que seule la facade européenne dispose  de géotags. A noter l'exemple de Melilla (enclave espagnole en territoire marocain) le seul site du continent africain à disposer d'autant de géotags....

Effet-frontiere2.jpg
Melilla.jpg

Dans la ligné de cette reflexion sur "la géographie des géotags" un autre éléments est à avancer, peut-on retrouver les logiques spatiales ou lignes de forces de certains espaces en étudiant la répartion spatiale des géotags?

Premier élément de réponse sur la prochaine capture d'écran où l'on y voit "l'Europe  des géotags" et sans aller très loin dans la réflexion un élément parait flagrant, on retouve à travers l'affichage de géotags la présence de la mégalopole européenne appellée aussi dorsale ou encore banane bleue... Pour faire simple ce concept de dorsale a été développé par R. Brunet pour désigner un espace densément peuplé et fortement urbanisé qui s'étend de Londre à Milan.

DoresalGM-copie-1.png
par Monsieur vert
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Mardi 18 mars 2008

undefined                                                    Dans un contexte de fort intérêt du grand public pour la cartographie et plus spécialement pour la cartographie dynamique et interactive en ligne liée à l’émergence grandissante du  Web2.0 et à une forte demande de localisation des informations, le monde de la géomatique plus le même depuis quelques années. D’une géomatique de professionnel, réservé aux experts  on est passé à une géomatique de masse ouverte à tous. Néanmoins il est important de préciser que la géomatique en tant que discipline, que métier reste un domaine assez spécialisé et surtout très professionnel. Alors la question est de savoir quelle est la place de ces nouvelles logiques (API, web 2.0, VGI) dans le petit monde de la géomatique.

Depuis peu le terme de nouvelle géographie (neogeography)  provoque discussions et débats. Il n’y a pas de définition de la neogeography, on peut la considérer comme l’association d’un ensemble de techniques et d'outils qui ne relèvent pas du domaine des SIG traditionnels. Les SIG  fusionnent avec des applications cartographiques en ligne le tout couplé avec une dimension web 2.0 (participative). La neogeography se développe dans un contexte de mutation du Web 2,0 intérêt accrue du public autour de l'appel de la cartographie et de technologies géospatiales qui ont eu lieu avec la sortie de Google Maps et aussi à la diminution des coûts des appareils GPS, et l'augmentation de l'ubiquité des dispositifs mobiles.undefined

Neogeography, comme nous le voyons, est un ensemble diversifié de pratiques qui opèrent en dehors ou à côté, ou à la manière des pratiques des professionnels de géographes. Les méthodologies de neogeography tendent à être intuitive, expressive, personnelle, voir artistique. Cela ne veut pas dire que ces pratiques sont d'aucune utilité pour la cartographie et plus globalement pour les sciences géographiques, mais en général elles ne sont pas conformes aux protocoles de la pratique professionnelle. 



Pour certain, cette neogegraphy n’a rien à voir avec la géomatique “l’explosion de la neogeography suscite de l’intérêt et pousse à la convergence des données collaboratives, mais ce n’est pas du SIG” (Mike Hickey). D’autres y voit la fin de leur discipline, mais plus globalement on sent bien que la neogegraphy incarne une suite logique au développement des SIG traditionnels. Après le fort succès des cartes dynamique en ligne (plan de ville, infographie, atlas interactif), la suite se devait d’être plus technique et plus fonctionnelle. C’est le cas actuellement où les informations sont géoréfenrencées, on peut afficher de plus en plus de données et surtout on peut  apporter sa contribution et participer à la vie du SIG en ligne. Mais la question qui parait centrale se trouve au niveau de la définition de l’application auquel fait face l’internaute. Doit-on parler d’application cartographique, de SIG en ligne de carte dynamique, et s’agit-il réellement de SIG ?

 
C’est la combinaison de plusieurs facteurs qui fait se développer la néogeography :

- Une démarche participative et collaborative : on est dans un milieu associé où j’utilise moi-même les données que je saisie je suis à la fois producteur et consommateur de ces données, tout comme celles des autres.

- Des interfaces claires et simples d’emploi. C’est ce que les progiciels n’ont jamais réussis à faire.

- Des interfaces d’accès aux données (API) qui me permettent de “jouer” et d’inter-agir avec les données.

 J. Turner: « Pourquoi dans le monde de l'instantané en ligne mondial de la communication et de l'anonymat  "l’emplacement" devenu un thème important? »

par Monsieur vert
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Mardi 18 mars 2008

Intelligence territoriale

« L’organisation innovante, mutualisée et en réseau, de l’ensemble des informations et connaissances utiles au développement, à la compétitivité, à l’attractivité d’un territoire, collectivement et pour chacun de ses acteurs. »

Le concept se propose de mêler à la fois la veille et l’action publique au service du développement économique d’un territoire. Pour ce faire l’utilisation d’outils d’analyse et de prospection tel que les SIG permettent aux collectivités territoriales de mieux connaître leur territoire, de réagir plus vite en situation de crise et surtout de mieux gérer et aménager le territoire. Le concept repose sur la mise en réseau et la création de lien entre les acteurs du territoire (informations, connaissances voir matériel).

On parle aussi d’une « conduite intelligente » su territoire par rapport à son contexte social, géographique, politique et économique. Cette vision concerne surtout les aménageurs avec comme idée sous jacente celle de développement économique durable.

Intelligence collective

png_chronique-web2-2-image1.pngDans la lignée des réseaux ouverts, et a la suite de l’intelligence territoriale, on trouve l’intelligence collective. Il s’agit de la capacité d’un groupe d’agents à atteindre dans le cadre d’une action une performance d’un niveau supérieur. Cela implique la mise à profits de processus d’apprentissage, de représentations de décision et surtout sociaux comme l’implication, le partage, l’échange ou l’auto-organisation. Un groupe d’acteurs s’engagent dans une action commune, un projet, un programme qui peut être définit par une finalité, des intérêts voir une reconnaissance.


Retour sur le vocabulaire

- Participer / participative : prendre part, collaborer, coopérer puis contribuer, apporter sa part. Cela sous-entend que des actions seront mener en collaboration, en coopération voir en association. Il s’agit au final d’une action partagée.

- Approche participative: le terme désigne « prendre part, s’associer, coopérer à une action commune ». L’instrument de base de ce type d’approche est la communication et la concertation permanente entre les acteurs réciproques du projet. Pour cela il existe une panoplie de supports de communication pour faciliter la compréhension dont les SIG incarnent une précieux outils au niveau de la compréhension spatial des phénomènes.   

- Démarche participative : rejoint plus l’idée de progression, cheminement, il évoque l’avancement, la conduite autrement dit la manière de progresser.  La démarche participative se positionne comme l’étape opérationnelle d’une approche participative. « Faire exécuter les modes opératoires d’une approche qui se veut participative ». Il s’agit de mettre en œuvre un ensemble d’opérations, de méthodes et techniques pour une action dans une approche participative.

par Monsieur vert
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Mardi 18 mars 2008


undefined   Le Web 2.0 représente une avancée dans l'utilisation des technologies sur le Web. Pour simplifier, on peut considérer le Web traditionnel (1.0) comme un média mais le Web 2.0 se positionne plus comme une plate-forme, un socle d’échange entre des utilisateurs, des applications et des services. Le nouvel utilisateur d’Internet ne se contente plus de lire des pages Web, il donne son avis, apporte des savoirs, publie des photos, des vidéos et géocalise diverses informations de plus en plus. On peut alors parler d’un internaute à la fois producteur, éditeur et diffuseur de l’information. A cela s’ajoute le développement des communautés d’utilisateurs qui peuvent être « avancées », c'est-à-dire qui crées des logiciels, des sites voir des réseaux.

On parle alors de « biodiversité » des contenus ou infodiversité des informations. L’utilisateur peut interagir avec le contenu, il peut le modifier voir le supprimer. Le grand public passe d’un stade de « récepteur passif » à celui de « contributeur actif ». On peut considérer le Web 2.0 comme un réseau social mondial où chaque internaute se positionne comme un contributeur actif au contenu du Web (acteur).  On parle aussi d’un « philosophie 2.0 » comme le montre le succès de site comme Facebook, Wikipedia, My space ou encore You Tube.

Le développement des mashup (nouvelles applications Web composites combinent divers contenus provenant de diverses sources d’informations et utilisant diverses technologies) permet la création de nouveaux services. On peut considérer le mashup comme une forme d’intelligence collective qui participe au succès du web 2.0.  Un mashup repose sur une API (Application Program Interface) autrement dit une  interface de programmation ouverte en ligne  mise à disposition par l’éditeur d’un site Web. Une des API les plus utilisées est celle de Google Maps. N’importe qui peut intégrer une interface Google Maps sur sa page Web ou son blog, de plus l’API fournit des utilitaires pour la manipulation des cartes et permet l’ajout de divers contenu à la carte (photo, vidéos, liens,…). Mais le système marche dans les deux sens, l’utilisateur peut utiliser la technologie de telle ou telle API, et dans le sens inverse, les sites « référence » des API se voient enrichir de contenus divers et nombreux. Contenus didactique, informatif et surtout économique. La grande tendance des mashup réside dans la géolocalisation des contenus. Un mashup cartographique consiste à agréger du contenu (lien, photo, vidéos) sur une interface cartographique provenant d’un service externe.undefined

On en arrive à un débat plus général celui de l’implication des internautes dans le Web et plus généralement dans la société, comparaison avec la question  sommes nous tous journalistes ? Alors sommes nous tous  géomaticiens ? 


Pour aller plus loin....

What is Web 2.0 (O'Reilly)
La version francaise...



par Monsieur vert
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Mardi 18 mars 2008

Geospatial Web ou GeoWeb est un terme relativement récent qui désigne la fusion de l’information géographique avec du contenu Web divers (photos, vidéos, lien commercial, informations). Cela permet la création de nouveaux environnements de consultation cartographique où la localisation prend une place centrale. Le développement du GeoWeb se fait en corrélation avec le développement du Web 2.0, un Web plus accessible et plus interactif se positionnant comme une plateforme de partage et de mise en valeur de l’intelligence collective. Le visage actuel du Geoweb se caractérise surtout par des applications de cartographie en ligne comme Google Maps, Windows Live Local ou Yahoo Maps. Mais il ne faut pas se limiter aux seuls sites web des ces application car s’est avant tout les technologies développées (API) qui se répandent de manière de plus en plus systématique au sein du Web. Avec ces nouvelles applications le grand public a été sensibiliser à la cartographie et plus largement à la localisation et l’on assiste à un phénomène d’indexation spatial l’information disponible sur Internet (commerces, événements, monuments, photos, vidéos et surtout internautes). On peut considérer que la capacité du Geoweb est similaire à une recherche classique sous un moteur de recherche avec en plus la dimension spatiale de localisation. google-earth.jpgEn effet de plus en plus de moteur de recherche inclus une dimension « localisation » aux recherches. Appelé aussi cartographie 2.0 ou encore géomatique 2.0, ce nouveau phénomène se base essentiellement sur de nouvelles techniques qui permettent aux internautes de lire mais surtout d’écrire la carte. En s’appuyant sur un ensemble de techniques et d’outils, le Geoweb se différencie de la géomatique traditionnelle car les utilisateurs peuvent créer leurs propres cartes en y intégrant leurs propres données. Le Geoweb se forme  progressivement grâce aux pratiques, aux outils et aux données des utilisateurs.

Mais au-delà de la sphère d’Internet, le développement massif de nouvelles applications comme Google Earth, Maps ou encore Virtual Earth ont donné un nouveau visage à la géomatique. La mise à disposition de nouveaux outils cartographiques permet désormais aux utilisateurs d’application de type Web-géographique de devenir eux-mêmes producteurs d’information. L’utilisateur ne se limite plus à la consultation, il participe au développement d’une communauté d’usage en créant de l’information et en la diffusant.  L’utilisateur apporte désormais un contenu qui peut lui être propre ou non. Au-delà d’un outil de diffusion et de consultation de l’information géographique,  les utilisateurs peuvent créer de l’information géographique, la modifier. On parle alors de démarche participative ou collaborative.

Mais le point remarquable réside dans les thèmes de ces nouvelles cartes atypiques qui se révèlent être bien plus proche des préoccupations du grand public que les traditionnelles cartes thématiques combinant divers indicateurs. Pour exemple des cartes relatant le parcours des héros des séries télévisées ou encore celles des maisons de stars. Mais le phénomène va plus loin, car l’utilisateur se met lui-même en avant, il peut mettre en ligne ses photos de vacances, des photos de son quartier le tout combiner à des applications de géolocalisation.  



Pour aller plus loin:


Quelques slide share....

En Anglais
En néerlandais
Et en francais....
Et un dernier en francais by RenaLID


Quelques autres rérérences

RenaLID
Transnet
Neogeo

par Monsieur vert
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